Poèmes Cécile Sauvage Le Vallon Deux hommes comme vêtus d’ombre

Deux hommes comme vêtus d’ombre

Deux hommes comme vêtus d’ombre
Marchent sur la pelouse sombre
Et s’enfoncent dans le feuillage
Où s’évaporent les nuages ;
Un chien à peine dessiné
Les suit, tête basse, en silence.
On ne sait ce que le chien pense
Ni pourquoi ces gens embrumés
Marchent dans l’ombre avec cadence.