Pour que je t’aime, ô mon poète,
Ne fais pas fuir par trop d’ardeur
Mon amour, colombe inquiète,
Au ciel rose de la pudeur.
L’oiseau qui marche dans l’allée
S’effraye et part au moindre bruit ;
Ma passion est chose ailée
Et s’envole quand on la suit.
Muet comme l’Hermès de marbre,
Sous la charmille pose-toi ;
Tu verras bientôt de son arbre
L’oiseau descendre sans effroi.
Tes tempes sentiront près d’elles,
Avec des souffles de fraîcheur,
Une palpitation d’ailes
Dans un tourbillon de blancheur ;
Et la colombe apprivoisée
Sur ton épaule s’abattra,
Et son bec à pointe rosée
De ton baiser s’enivrera.
Ne fais pas fuir par trop d’ardeur
Mon amour, colombe inquiète,
Au ciel rose de la pudeur.
L’oiseau qui marche dans l’allée
S’effraye et part au moindre bruit ;
Ma passion est chose ailée
Et s’envole quand on la suit.
Muet comme l’Hermès de marbre,
Sous la charmille pose-toi ;
Tu verras bientôt de son arbre
L’oiseau descendre sans effroi.
Tes tempes sentiront près d’elles,
Avec des souffles de fraîcheur,
Une palpitation d’ailes
Dans un tourbillon de blancheur ;
Et la colombe apprivoisée
Sur ton épaule s’abattra,
Et son bec à pointe rosée
De ton baiser s’enivrera.
Du même auteur
— Ce poëme homérique et sans égal au monde— Est-ce bien vrai cela ? Reprit la Véronique— Joyeux comme un enfant à la fin de son thème— Le peintre avait coupé le corset. — Véronique— Revenons au sujet. — Le jeune enthousiasteÀ Charles Garnier
Voir tous les poèmes de Théophile Gautier →