Ô peuple ! sous ce crâne où rien n’a pénétré,
Sous l’auguste sourcil morose et vénéré
Du tribun et du cénobite,
Sous ce front dont un jour les révolutions
Feront en l’entr’ouvrant sortir les visions.
Une pensée affreuse habite.
Dans l’Inde ainsi parfois le passant curieux
Contemple avec respect un mont mystérieux.
Cime des nuages touchée,
Rêve et croit respirer, sans approcher trop près,
Dans ces rocs, dans ces eaux, dans ces mornes forêts,
Une divinité cachée.
L’intérieur du mont en pagode est sculpté.
Puis vient enfin le jour de la solennité.
On brise la porte murée.
Le peuple accourt poussant des cris tumultueux ; —
L’idole alors, fœtus aveugle et monstrueux.
Sort de la montagne éventrée.
10 avril 1839.
Sous l’auguste sourcil morose et vénéré
Du tribun et du cénobite,
Sous ce front dont un jour les révolutions
Feront en l’entr’ouvrant sortir les visions.
Une pensée affreuse habite.
Dans l’Inde ainsi parfois le passant curieux
Contemple avec respect un mont mystérieux.
Cime des nuages touchée,
Rêve et croit respirer, sans approcher trop près,
Dans ces rocs, dans ces eaux, dans ces mornes forêts,
Une divinité cachée.
L’intérieur du mont en pagode est sculpté.
Puis vient enfin le jour de la solennité.
On brise la porte murée.
Le peuple accourt poussant des cris tumultueux ; —
L’idole alors, fœtus aveugle et monstrueux.
Sort de la montagne éventrée.
10 avril 1839.
Du même auteur
— Qu’êtes-vous ? — Tu le vois…Voyons, vous tous, que quelqu’un vienne145315 FÉVRIER 18431851. Choix entre deux passants1851. Choix entre deux passants
Voir tous les poèmes de Victor Hugo → Sur le thème Condition humaine
À celle qui est voilée · Victor HugoÀ un homme fini · Victor HugoÀ une artiste · Louise AckermannAbel et Caïn · Charles BaudelaireAh longues nuicts d’hyver de ma vie bourrelles · Pierre de RonsardAmourettes de jeune homme · Pierre Corneille
Voir tout le thème Condition humaine →