En allant à la chartreuse de Miraflores
Oui, c’est une montée âpre, longue et poudreuse,
Un revers décharné, vrai site de chartreuse.
Les pierres du chemin, qui croulent sous les pieds,
Trompent à chaque instant les pas mal appuyés.
Pas un brin d’herbe vert, pas une teinte fraîche ;
On ne voit que des murs bâtis en pierre sèche,
Des groupes contrefaits d’oliviers rabougris
Au feuillage malsain couleur de vert-de-gris,
Des pentes au soleil, que nulle fleur n’égaie,
Des roches de granit et des ravins de craie,
Et l’on se sent le cœur de tristesse serré…
Mais, quand on est en haut, coup d’œil inespéré !
L’on aperçoit là-bas, dans le bleu de la plaine,
L’église où dort le Cid près de doña Chimène !
Cartuja de Miraflores, 1841.
Un revers décharné, vrai site de chartreuse.
Les pierres du chemin, qui croulent sous les pieds,
Trompent à chaque instant les pas mal appuyés.
Pas un brin d’herbe vert, pas une teinte fraîche ;
On ne voit que des murs bâtis en pierre sèche,
Des groupes contrefaits d’oliviers rabougris
Au feuillage malsain couleur de vert-de-gris,
Des pentes au soleil, que nulle fleur n’égaie,
Des roches de granit et des ravins de craie,
Et l’on se sent le cœur de tristesse serré…
Mais, quand on est en haut, coup d’œil inespéré !
L’on aperçoit là-bas, dans le bleu de la plaine,
L’église où dort le Cid près de doña Chimène !
Cartuja de Miraflores, 1841.
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