Le parfum d’un album
Avant que ce parfum, du temps qui tout consume,
Ait subi l’avide froideur,
Que d’amitiés mourront ! que de vœux, dont l’ardeur
Autour de moi couve et s’allume,
S’éteindront, sans laisser après eux qu’un regret ;
Une larme peut-être essuyée en secret !
Parfum, dont la douceur porte à la rêverie,
Étends-toi sur des jours que je veux retenir ;
Par toi, je plongerai ma mémoire attendrie
Sur eux, quand le présent sera le souvenir !
Ait subi l’avide froideur,
Que d’amitiés mourront ! que de vœux, dont l’ardeur
Autour de moi couve et s’allume,
S’éteindront, sans laisser après eux qu’un regret ;
Une larme peut-être essuyée en secret !
Parfum, dont la douceur porte à la rêverie,
Étends-toi sur des jours que je veux retenir ;
Par toi, je plongerai ma mémoire attendrie
Sur eux, quand le présent sera le souvenir !