Voici le cri du coq, brouillard chantant qui jette
Sur le jour ébloui un halo de bonheur.
Je le connais aussi, oiseau fou de conquête.
Ce rauque acharnement à s’arracher le cœur !

Comme la mer montante, en sa grande espérance,
Tente de submerger l’univers dédaigneux,
Ta trépidante voix et mes rêveuses transes
Déchaîneront en vain leur appétit des cieux !
Nous ne pouvons nous taire ! Hélas, il nous affame
Ce ciel tout argenté d’épineuse chaleur !
— Midi, fruit brasillant qu’on absorbe par l’âme,
Ô châtaigne d’azur qui lacérez le cœur !