Prédestination
Ce qui fut à jamais existe,
Je songe au cœur qui m’a tant nui,
Son amour était comme un triste
Violoncelle dans la nuit.
Il languissait, j’étais vivante ;
La tristesse et la volonté
Sont vos deux royales servantes,
Ô langoureuse volupté !
— En quels siècles, chez quels ancêtres.
Dans quelle ombre, sous quels rayons,
Ont-elles commencé de naître
Ces invincibles unions ?
Nul ne dispose de ses rêves
A travers l’immense parcours
Que fait parmi l’humaine sève
Le savant instinct de l’amour…
Je songe au cœur qui m’a tant nui,
Son amour était comme un triste
Violoncelle dans la nuit.
Il languissait, j’étais vivante ;
La tristesse et la volonté
Sont vos deux royales servantes,
Ô langoureuse volupté !
— En quels siècles, chez quels ancêtres.
Dans quelle ombre, sous quels rayons,
Ont-elles commencé de naître
Ces invincibles unions ?
Nul ne dispose de ses rêves
A travers l’immense parcours
Que fait parmi l’humaine sève
Le savant instinct de l’amour…