Scintillement
Le frais printemps est revenu,
Sa tiède atmosphère ébahie
Répand ce plaisir vif, ténu,
Qui semble toujours inconnu.
Les bois sont imbibés de pluie ;
Les lourds bourgeons gonflés, mouillés,
Scintillent d’eau et de lumière.
— Ô verte éponge printanière,
Tu fais ruisseler sur le cœur
La joie humide des odeurs !
Comme des elfes invisibles
Tous ces petits parfums contents
S’en vont s’insinuant, sautant,
Sous les fins herbages flexibles :
Frais piétinement clandestin
Qui rend la Nature attentive !
Les vents légers ont ce matin
Cette odeur d’onde et de lointain
Qu’ont les vagues contre les rives.
— Divine spontanéité,
Jeunesse éternelle du monde,
Verte cosse où mûrit l’été,
Printemps en qui l’espoir abonde,
Ah ! demeurez à peine ouvert,
Ne dépliez pas vos feuillages,
C’est vous la fierté du jeune âge,
Car les étés vont vers l’hiver !…
Sa tiède atmosphère ébahie
Répand ce plaisir vif, ténu,
Qui semble toujours inconnu.
Les bois sont imbibés de pluie ;
Les lourds bourgeons gonflés, mouillés,
Scintillent d’eau et de lumière.
— Ô verte éponge printanière,
Tu fais ruisseler sur le cœur
La joie humide des odeurs !
Comme des elfes invisibles
Tous ces petits parfums contents
S’en vont s’insinuant, sautant,
Sous les fins herbages flexibles :
Frais piétinement clandestin
Qui rend la Nature attentive !
Les vents légers ont ce matin
Cette odeur d’onde et de lointain
Qu’ont les vagues contre les rives.
— Divine spontanéité,
Jeunesse éternelle du monde,
Verte cosse où mûrit l’été,
Printemps en qui l’espoir abonde,
Ah ! demeurez à peine ouvert,
Ne dépliez pas vos feuillages,
C’est vous la fierté du jeune âge,
Car les étés vont vers l’hiver !…