Reviens, reviens, ma bien-aimée,
Comme une fleur loin du soleil ;
La fleur de ma vie est fermée,
Loin de ton sourire vermeil.
Entre nos cœurs tant de distance ;
Tant d’espace entre nos baisers.
Ô sort amer ! ô dure absence !
Ô grands désirs inapaisés !
D’ici là-bas, que de campagnes,
Que de villes et de hameaux,
Que de vallons et de montagnes,
À lasser le pied des chevaux !
Au pays qui me prend ma belle,
Hélas ! si je pouvais aller ;
Et si mon corps avait une aile
Comme mon âme pour voler !
Par-dessus les vertes collines,
Les montagnes au front d’azur,
Les champs rayés et les ravines,
J’irais d’un vol rapide et sûr.
Le corps ne suit pas la pensée ;
Pour moi, mon âme, va tout droit,
Comme une colombe blessée,
T’abattre au rebord de son toit.
Descends dans sa gorge divine,
Blonde et fauve comme de l’or,
Douce comme un duvet d’hermine,
Sa gorge, mon royal trésor ;
Et dis, mon âme, à cette belle,
« Tu sais bien qu’il compte les jours,
Ô ma colombe ! à tire d’aile,
Retourne au nid de nos amours. »
Comme une fleur loin du soleil ;
La fleur de ma vie est fermée,
Loin de ton sourire vermeil.
Entre nos cœurs tant de distance ;
Tant d’espace entre nos baisers.
Ô sort amer ! ô dure absence !
Ô grands désirs inapaisés !
D’ici là-bas, que de campagnes,
Que de villes et de hameaux,
Que de vallons et de montagnes,
À lasser le pied des chevaux !
Au pays qui me prend ma belle,
Hélas ! si je pouvais aller ;
Et si mon corps avait une aile
Comme mon âme pour voler !
Par-dessus les vertes collines,
Les montagnes au front d’azur,
Les champs rayés et les ravines,
J’irais d’un vol rapide et sûr.
Le corps ne suit pas la pensée ;
Pour moi, mon âme, va tout droit,
Comme une colombe blessée,
T’abattre au rebord de son toit.
Descends dans sa gorge divine,
Blonde et fauve comme de l’or,
Douce comme un duvet d’hermine,
Sa gorge, mon royal trésor ;
Et dis, mon âme, à cette belle,
« Tu sais bien qu’il compte les jours,
Ô ma colombe ! à tire d’aile,
Retourne au nid de nos amours. »
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