Vatteau
Devers Paris, un soir, dans la campagne,
J’allais suivant l’ornière d’un chemin,
Seul avec moi, n’ayant d’autre compagne
Que ma douleur qui me donnait la main.
L’aspect des champs était sévère et morne,
En harmonie avec l’aspect des cieux,
Rien n’était vert sur la plaine sans borne,
Hormis un parc planté d’arbres très-vieux.
Je regardai bien longtemps par la grille,
C’était un parc dans le goût de Vatteau ;
Ormes fluets, ifs noirs, verte charmille,
Sentiers peignés et tirés au cordeau.
Je m’en allai, l’âme triste et ravie,
En regardant j’avais compris cela,
Que j’étais près du rêve de ma vie,
Que mon bonheur était enfermé là.
J’allais suivant l’ornière d’un chemin,
Seul avec moi, n’ayant d’autre compagne
Que ma douleur qui me donnait la main.
L’aspect des champs était sévère et morne,
En harmonie avec l’aspect des cieux,
Rien n’était vert sur la plaine sans borne,
Hormis un parc planté d’arbres très-vieux.
Je regardai bien longtemps par la grille,
C’était un parc dans le goût de Vatteau ;
Ormes fluets, ifs noirs, verte charmille,
Sentiers peignés et tirés au cordeau.
Je m’en allai, l’âme triste et ravie,
En regardant j’avais compris cela,
Que j’étais près du rêve de ma vie,
Que mon bonheur était enfermé là.
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