Lamento — La Chanson du Pêcheur
Ma belle amie est morte,
Je pleurerai toujours ;
Sous la tombe elle emporte
Mon âme et mes amours.
Dans le ciel, sans m’attendre,
Elle s’en retourna ;
L’ange qui l’emmena
Ne voulut pas me prendre.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
La blanche créature
Est couchée au cercueil ;
Comme dans la nature
Tout me paraît en deuil !
La colombe oubliée,
Pleure et songe à l’absent,
Mon âme pleure et sent
Qu’elle est dépareillée.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
Sur moi la nuit immense
S’étend comme un linceul ;
Je chante ma romance
Que le ciel entend seul.
Ah ! comme elle était belle
Et comme je l’aimais !
Je n’aimerai jamais
Une femme autant qu’elle.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
Je pleurerai toujours ;
Sous la tombe elle emporte
Mon âme et mes amours.
Dans le ciel, sans m’attendre,
Elle s’en retourna ;
L’ange qui l’emmena
Ne voulut pas me prendre.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
La blanche créature
Est couchée au cercueil ;
Comme dans la nature
Tout me paraît en deuil !
La colombe oubliée,
Pleure et songe à l’absent,
Mon âme pleure et sent
Qu’elle est dépareillée.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
Sur moi la nuit immense
S’étend comme un linceul ;
Je chante ma romance
Que le ciel entend seul.
Ah ! comme elle était belle
Et comme je l’aimais !
Je n’aimerai jamais
Une femme autant qu’elle.
Que mon sort est amer ;
Ah, sans amour, s’en aller sur la mer !
Du même auteur
— Ce poëme homérique et sans égal au monde— Est-ce bien vrai cela ? Reprit la Véronique— Joyeux comme un enfant à la fin de son thème— Le peintre avait coupé le corset. — Véronique— Revenons au sujet. — Le jeune enthousiasteÀ Charles Garnier
Voir tous les poèmes de Théophile Gautier →