Le Luxembourg
Au Luxembourg souvent, lorsque dans les allées
Gazouillaient des moineaux les joyeuses volées,
Qu’aux baisers d’un vent doux, sous les abîmes bleus
D’un ciel tiède et riant, les orangers frileux
Hasardaient leurs rameaux parfumés, et qu’en gerbes
Les fleurs pendaient du front des marronniers superbes,
Toute petite fille, elle allait du beau temps
À son aise jouir et folâtrer longtemps,
Longtemps, car elle aimait à l’ombre des feuillages
Fouler le sable d’or, chercher des coquillages,
Admirer du jet d’eau l’arc au reflet changeant
Et le poisson de pourpre, hôte d’une eau d’argent ;
Ou bien encor partir, folle et légère tête,
Et, trompant les regards de sa mère inquiète,
Au risque de brunir un teint frais et vermeil,
Livrer sa joue en fleur aux baisers du soleil !
Gazouillaient des moineaux les joyeuses volées,
Qu’aux baisers d’un vent doux, sous les abîmes bleus
D’un ciel tiède et riant, les orangers frileux
Hasardaient leurs rameaux parfumés, et qu’en gerbes
Les fleurs pendaient du front des marronniers superbes,
Toute petite fille, elle allait du beau temps
À son aise jouir et folâtrer longtemps,
Longtemps, car elle aimait à l’ombre des feuillages
Fouler le sable d’or, chercher des coquillages,
Admirer du jet d’eau l’arc au reflet changeant
Et le poisson de pourpre, hôte d’une eau d’argent ;
Ou bien encor partir, folle et légère tête,
Et, trompant les regards de sa mère inquiète,
Au risque de brunir un teint frais et vermeil,
Livrer sa joue en fleur aux baisers du soleil !
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