Ce petit pied, plus vif que le pied d’Atalante,
Qu’à Trianon vantaient vos amis assemblés,
Sans la courber, marchant sur la tête des blés,
Et qui fait de l’oiseau trouver l’aile trop lente ;
Ce pied que l’amour suit sous la robe volante,
Et qui ne laisse pas dans les chemins sablés
La trace qu’à jamais gardent les cœurs troublés,
Vous m’en avez promis l’empreinte ressemblante.
Comme serre-papiers sur mes vers se posant,
De l’étroit brodequin la semelle d’ivoire
Empêchera le vent d’emporter mon grimoire.
Et mes vers germeront sous ce poids caressant,
Comme on voit, dans un pré que foule une déesse,
Naître et s’ouvrir les fleurs sous le pied qui les presse !
Trianon, 1867.
Qu’à Trianon vantaient vos amis assemblés,
Sans la courber, marchant sur la tête des blés,
Et qui fait de l’oiseau trouver l’aile trop lente ;
Ce pied que l’amour suit sous la robe volante,
Et qui ne laisse pas dans les chemins sablés
La trace qu’à jamais gardent les cœurs troublés,
Vous m’en avez promis l’empreinte ressemblante.
Comme serre-papiers sur mes vers se posant,
De l’étroit brodequin la semelle d’ivoire
Empêchera le vent d’emporter mon grimoire.
Et mes vers germeront sous ce poids caressant,
Comme on voit, dans un pré que foule une déesse,
Naître et s’ouvrir les fleurs sous le pied qui les presse !
Trianon, 1867.
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