Soir sur la terrasse
Nous sommes seuls ; puisque tu m’aimes,
J’aurai peur si je vois tes yeux ;
Évitons la douceur suprême :
Ne restons pas silencieux.
La terrasse est comme un navire ;
Qu’il fait chaud sur la mer, ce soir !
On meurt de soif, et l’on respire
L’ombre noire du jardin noir.
Les aloès fleuris s’élancent.
Écarte de moi, si tu peux,
Tous ces parfums, tous ces silences,
Qui s’accumulent peu à peu ;
On entend rire sur la place.
Je sens, à tes yeux, que tu crois
Que ce sont des corps qui s’enlacent :
Ce soir, tout est désir pour toi.
L’âcre odeur des filets de pêche
Pénètre l’humble nuit qui dort.
Sur ma main pose ta main fraîche
Pour que je puisse vivre encor…
J’aurai peur si je vois tes yeux ;
Évitons la douceur suprême :
Ne restons pas silencieux.
La terrasse est comme un navire ;
Qu’il fait chaud sur la mer, ce soir !
On meurt de soif, et l’on respire
L’ombre noire du jardin noir.
Les aloès fleuris s’élancent.
Écarte de moi, si tu peux,
Tous ces parfums, tous ces silences,
Qui s’accumulent peu à peu ;
On entend rire sur la place.
Je sens, à tes yeux, que tu crois
Que ce sont des corps qui s’enlacent :
Ce soir, tout est désir pour toi.
L’âcre odeur des filets de pêche
Pénètre l’humble nuit qui dort.
Sur ma main pose ta main fraîche
Pour que je puisse vivre encor…