À Ingres
EN REPONSE À L’ENVOI D’UN FRAGMENT DE L’« APOTHÉOSE D’HOMÈRE »
Du plafond où, les pieds sur le blanc escabeau,
Trône Homère, au milieu de l’immortelle foule
Dont le chœur dans l’azur s’étage et se déroule,
Pour m’en faire présent tu coupas un lambeau.
Merci, maître invaincu, prêtre fervent du beau,
Qui de la forme pure as conservé le moule,
Et seul, resté debout dans ce siècle qui croule,
De l’antique idéal tiens toujours le flambeau !
Tes nobles fils, Eschyle, Euripide et Sophocle,
Descendus de ton ciel pour rayonner chez moi,
Déposent leurs lauriers et leurs vers sur un socle ;
Et mon humble logis, devenu, grâce à toi,
Riche comme un palais et sacré comme un temple,
Pour ces hôtes divins est à peine assez ample !
Du plafond où, les pieds sur le blanc escabeau,
Trône Homère, au milieu de l’immortelle foule
Dont le chœur dans l’azur s’étage et se déroule,
Pour m’en faire présent tu coupas un lambeau.
Merci, maître invaincu, prêtre fervent du beau,
Qui de la forme pure as conservé le moule,
Et seul, resté debout dans ce siècle qui croule,
De l’antique idéal tiens toujours le flambeau !
Tes nobles fils, Eschyle, Euripide et Sophocle,
Descendus de ton ciel pour rayonner chez moi,
Déposent leurs lauriers et leurs vers sur un socle ;
Et mon humble logis, devenu, grâce à toi,
Riche comme un palais et sacré comme un temple,
Pour ces hôtes divins est à peine assez ample !
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