Poèmes
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Les Lions de l’Arsenal, à Venise
Imité de Goethe
Deux grands lions, rapportés de l’Attique,
Font sentinelle aux murs de l’Arsenal,
Paisiblement ; — et près du couple antique
Tout est petit : porte, tour et canal.
Ils semblent faits pour le char de Cybèle,
Tant ils sont fiers ; et la mère des Dieux
Voudrait au joug ployer leur cou rebelle,
Si pour la terre elle quittait les cieux.
Mais maintenant ils gardent la poterne,
Tristes, sans gloire ; et l’on entend ici
Miauler partout le chat ailé moderne
Que pour patron Venise s’est choisi !
Deux grands lions, rapportés de l’Attique,
Font sentinelle aux murs de l’Arsenal,
Paisiblement ; — et près du couple antique
Tout est petit : porte, tour et canal.
Ils semblent faits pour le char de Cybèle,
Tant ils sont fiers ; et la mère des Dieux
Voudrait au joug ployer leur cou rebelle,
Si pour la terre elle quittait les cieux.
Mais maintenant ils gardent la poterne,
Tristes, sans gloire ; et l’on entend ici
Miauler partout le chat ailé moderne
Que pour patron Venise s’est choisi !
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