Parfois une Vénus, de notre sol barbare,
Fait jaillir son beau corps des siècles respecté,
Pur, comme s’il sortait, dans sa jeune beauté,
De vos veines de neige, ô Paros, ô Carrare !
Parfois, quand le feuillage à propos se sépare,
Dans la source des bois luit un dos argenté ;
De sa blancheur subite une divinité,
Droite et nue, éblouit le chasseur qui s’égare.
À Stamboul la jalouse, un voile bien fermé
Parfois s’ouvre, et trahit sous l’ombre diaphane
La cadine aux longs yeux que brunit le surmé.
Mais toi, le même soir, sur ton lit parfumé,
Tu m’as fait voir Vénus, Zoraïde et Diane,
Corps de déesse grecque, à tête de sultane !
Fait jaillir son beau corps des siècles respecté,
Pur, comme s’il sortait, dans sa jeune beauté,
De vos veines de neige, ô Paros, ô Carrare !
Parfois, quand le feuillage à propos se sépare,
Dans la source des bois luit un dos argenté ;
De sa blancheur subite une divinité,
Droite et nue, éblouit le chasseur qui s’égare.
À Stamboul la jalouse, un voile bien fermé
Parfois s’ouvre, et trahit sous l’ombre diaphane
La cadine aux longs yeux que brunit le surmé.
Mais toi, le même soir, sur ton lit parfumé,
Tu m’as fait voir Vénus, Zoraïde et Diane,
Corps de déesse grecque, à tête de sultane !
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