Le profil perdu
Qu’elle me plaît, en son costume antique,
Cette beauté, blanche sur un fond noir,
Rêve d’amour qu’un pinceau poétique
Cache à demi, pour mieux la faire voir !
On n’aperçoit de toute la figure
Qu’un bras superbe et qu’un profil perdu ;
Mais si charmant, si parfait, qu’on augure
Bien des trésors dans ce sous-entendu !
Un lourd chignon baigne la nuque blonde,
Flots d’or où luit un peigne en diamants ;
Vénus ainsi dut, au sortir de l’onde,
Tordre et nouer ses cheveux écumants.
À l’art exquis s’ajoute le mystère,
Le Sphinx coquet irrite le désir,
Mais il dit tout en paraissant se taire ;
S’il se tournait, nous mourrions de plaisir !
Cette beauté, blanche sur un fond noir,
Rêve d’amour qu’un pinceau poétique
Cache à demi, pour mieux la faire voir !
On n’aperçoit de toute la figure
Qu’un bras superbe et qu’un profil perdu ;
Mais si charmant, si parfait, qu’on augure
Bien des trésors dans ce sous-entendu !
Un lourd chignon baigne la nuque blonde,
Flots d’or où luit un peigne en diamants ;
Vénus ainsi dut, au sortir de l’onde,
Tordre et nouer ses cheveux écumants.
À l’art exquis s’ajoute le mystère,
Le Sphinx coquet irrite le désir,
Mais il dit tout en paraissant se taire ;
S’il se tournait, nous mourrions de plaisir !
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