Poèmes Anna de Noailles L’Honneur de souffrir J’aurais pu ne jamais connaître

J’aurais pu ne jamais connaître

J’aurais pu ne jamais connaître
Le dur besoin de ne plus être.
Mais puisque à jamais tu te tais,
Puisque se sont défaits tes yeux,
Je songe d’un cœur radieux
Au néant qui m’épouvantait.
— Car ma peur de mourir, c’était
L’angoisse de te dire adieu…