Poèmes Anna de Noailles L’Honneur de souffrir Puisque jamais plus je n’écoute

Puisque jamais plus je n’écoute

Puisque jamais plus je n’écoute
L’univers, cet inconscient ;
Puisque nul pas sur nulle route
N’intrigue mon cœur patient ;

Puisque, sous un masque tranquille
Qui me vient d’avoir trop souffert,
J’attends que sorte de la ville
Pour entrer dans le sol ouvert

Ce corps qui vraiment eut des ailes
Et fut plus brillant que l’été,
Je bénis l’inutilité
De la tombe, — seule éternelle !