Poèmes Anna de Noailles L’Honneur de souffrir Tout de toi me trompe : tu danses

Tout de toi me trompe : tu danses

Tout de toi me trompe : tu danses
Si tu marches ! Ton corps de miel
N’a nulle humaine ressemblance.
Tu sembles immatériel
À mon regard. Et ta présence
S’enveloppe de ce silence
Qui rêve, altier et sensuel,
Dans la solennité du ciel…