Poèmes Anna de Noailles L’Honneur de souffrir Univers, je t’ai regardé

Univers, je t’ai regardé

Univers, je t’ai regardé
D’un œil qui loue et qui défie.
J’ai perdu, car tes coups de dés
Ont frappé et vaincu ma vie.
— Mais ce qui fut reste existant :
J’ai fait lutter d’un cœur constant
Ma force avec l’onde et ses voiles,
Mes désirs avec tes printemps,
Et mes yeux avec tes étoiles !