Dans le creux de sa main elle prend cette eau brune
Dans le creux de sa main elle prend cette eau brune
Et s’en frotte trois fois la gorge. — Non, aucune
Langue humaine ne peut conter exactement
Ce qui se fit alors ! — Cette mamelle flasque,
Qui s’en allait au vent comme s’en va la basque
D’un vieil habit râpé, miraculeusement
Se gonfle et s’arrondit ; — le nuage de hâle
Se dissipe : on dirait une boule d’opale
Coupée en deux, à voir sa forme et sa blancheur.
Le sang en fils d’azur y court, la vie y brille
De manière à pouvoir, même avec une fille
De quinze ans, lutter de fraîcheur.
Et s’en frotte trois fois la gorge. — Non, aucune
Langue humaine ne peut conter exactement
Ce qui se fit alors ! — Cette mamelle flasque,
Qui s’en allait au vent comme s’en va la basque
D’un vieil habit râpé, miraculeusement
Se gonfle et s’arrondit ; — le nuage de hâle
Se dissipe : on dirait une boule d’opale
Coupée en deux, à voir sa forme et sa blancheur.
Le sang en fils d’azur y court, la vie y brille
De manière à pouvoir, même avec une fille
De quinze ans, lutter de fraîcheur.
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