Poèmes Théophile Gautier Albertus L’ombre dans chaque coin s’entasse plus profonde

L’ombre dans chaque coin s’entasse plus profonde

L’ombre dans chaque coin s’entasse plus profonde
Que sous les vieux arceaux d’une nef. — C’est un monde,
Un univers à part qui ne ressemble en rien
À notre monde à nous ; — un monde fantastique,
Où tout parle aux regards, où tout est poétique,
Où l’art moderne brille à côté de l’ancien ;
— Le beau de chaque époque et de chaque contrée,
Feuille d’échantillon, du livre déchirée ;
Armes, meubles, dessins, plâtres, marbres, tableaux,
Giotto, Cimabué, Ghirlandaio, que sais-je ?
Reynolds près de Hemskerk, Watteau près de Corrége,
Pérugin entre deux Vanloos.