Sans cela l’univers aurait eu mon poëme
Sans cela l’univers aurait eu mon poëme
En mil huit cent vingt-neuf, et beaucoup plus tôt même ;
Mais, comme je l’ai dit, je n’avais pas le temps
D’enfiler dans un vers des mots, comme des perles
Dans un cordon. — J’allais ouïr siffler les merles
Avec elle aux grands bois ; — l’on était au printemps.
Elle, comme un enfant, courait dans la rosée
Après les papillons, et la jambe arrosée
D’une pluie argentée, allait chantant toujours ;
Chaque fleur sous ses pas inclinait son ombrelle.
— Moi, je la regardais ; — La nature était belle,
Et riait comme nos amours.
En mil huit cent vingt-neuf, et beaucoup plus tôt même ;
Mais, comme je l’ai dit, je n’avais pas le temps
D’enfiler dans un vers des mots, comme des perles
Dans un cordon. — J’allais ouïr siffler les merles
Avec elle aux grands bois ; — l’on était au printemps.
Elle, comme un enfant, courait dans la rosée
Après les papillons, et la jambe arrosée
D’une pluie argentée, allait chantant toujours ;
Chaque fleur sous ses pas inclinait son ombrelle.
— Moi, je la regardais ; — La nature était belle,
Et riait comme nos amours.
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