Son œil est-il moins vif, son col moins blanc ?
Son œil est-il moins vif, son col moins blanc ? L’ovale
De son visage grec moins pur ? — Quelque rivale,
Avec plus de jeunesse ou plus de diamants,
A-t-elle au dernier raoût fait tourner plus de têtes ?
Non, — elle est bien toujours la déesse des fêtes ; —
Tout ploie à ses genoux. — Hier, l’un de ses amants
Pris d’un beau désespoir, la voyant infidèle,
S’est jeté dans le Rhin ; — et ce matin, pour elle,
Ludwig De Siegendorff en duel s’est battu ;
Son adversaire est mort, — lui blessé ; — voilà certe
Un beau succès ! — Tout Leyde est en l’air et disserte.
Pourquoi donc ce front abattu ?
De son visage grec moins pur ? — Quelque rivale,
Avec plus de jeunesse ou plus de diamants,
A-t-elle au dernier raoût fait tourner plus de têtes ?
Non, — elle est bien toujours la déesse des fêtes ; —
Tout ploie à ses genoux. — Hier, l’un de ses amants
Pris d’un beau désespoir, la voyant infidèle,
S’est jeté dans le Rhin ; — et ce matin, pour elle,
Ludwig De Siegendorff en duel s’est battu ;
Son adversaire est mort, — lui blessé ; — voilà certe
Un beau succès ! — Tout Leyde est en l’air et disserte.
Pourquoi donc ce front abattu ?
Du même auteur
— Ce poëme homérique et sans égal au monde— Est-ce bien vrai cela ? Reprit la Véronique— Joyeux comme un enfant à la fin de son thème— Le peintre avait coupé le corset. — Véronique— Revenons au sujet. — Le jeune enthousiasteÀ Charles Garnier
Voir tous les poèmes de Théophile Gautier →