Tout ce bonheur n’est plus. Qui l’aurait dit ?
Tout ce bonheur n’est plus. Qui l’aurait dit ? Nous sommes
Comme des étrangers l’un pour l’autre ; les hommes
Sont ainsi ; — leur toujours ne passe pas six mois. —
L’amour s’en est allé, Dieu sait où ; — ma princesse,
Comme un beau papillon qui s’enfuit et ne laisse
Qu’une poussière rouge et bleue au bout des doigts.
Pour ne plus revenir a déployé son aile,
Ne laissant dans mon cœur, plus que le sien fidèle,
Que doutes du présent et souvenirs amers.
Que voulez-vous ? — La vie est une chose étrange ;
En ce temps-là j’aimais, et maintenant j’arrange
Mes beaux amours en méchants vers.
Comme des étrangers l’un pour l’autre ; les hommes
Sont ainsi ; — leur toujours ne passe pas six mois. —
L’amour s’en est allé, Dieu sait où ; — ma princesse,
Comme un beau papillon qui s’enfuit et ne laisse
Qu’une poussière rouge et bleue au bout des doigts.
Pour ne plus revenir a déployé son aile,
Ne laissant dans mon cœur, plus que le sien fidèle,
Que doutes du présent et souvenirs amers.
Que voulez-vous ? — La vie est une chose étrange ;
En ce temps-là j’aimais, et maintenant j’arrange
Mes beaux amours en méchants vers.
Du même auteur
— Ce poëme homérique et sans égal au monde— Est-ce bien vrai cela ? Reprit la Véronique— Joyeux comme un enfant à la fin de son thème— Le peintre avait coupé le corset. — Véronique— Revenons au sujet. — Le jeune enthousiasteÀ Charles Garnier
Voir tous les poèmes de Théophile Gautier →