Notre héros avait, comme ève sa grand’mère
Notre héros avait, comme ève sa grand’mère
Poussé par le serpent, mordu la pomme amère,
Il voulait être dieu. — Quand il se vit tout nu,
Et possédant à fond la science de l’homme,
Il désira mourir. — Il n’osa pas ; mais, comme
On s’ennuie à marcher dans un sentier connu,
Il tenta de s’ouvrir une nouvelle route.
Le monde qu’il rêvait, le trouva-t-il ? — J’en doute.
En cherchant il avait usé les passions,
Levé le coin du voile et regardé derrière.
— À vingt ans l’on pouvait le clouer dans sa bière,
Cadavre sans illusions.
Poussé par le serpent, mordu la pomme amère,
Il voulait être dieu. — Quand il se vit tout nu,
Et possédant à fond la science de l’homme,
Il désira mourir. — Il n’osa pas ; mais, comme
On s’ennuie à marcher dans un sentier connu,
Il tenta de s’ouvrir une nouvelle route.
Le monde qu’il rêvait, le trouva-t-il ? — J’en doute.
En cherchant il avait usé les passions,
Levé le coin du voile et regardé derrière.
— À vingt ans l’on pouvait le clouer dans sa bière,
Cadavre sans illusions.
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