Si de sa destinée il eût été l’arbitre
Si de sa destinée il eût été l’arbitre,
Il eût, vous croyez bien, sauté plus d’un chapitre
Du roman de la vie, et passé tout d’abord
À la conclusion de cette sotte histoire.
— Incertain s’il devait nier, douter ou croire,
Ou demander le mot de l’énigme à la mort,
Comme un duvet au vent, avec indifférence
Il laissait au hasard aller son existence
— Les choses d’ici-bas l’inquiétaient fort peu,
Et celles de là-haut encor moins. — Pour son âme,
Je vous dirai, dussé-je encourir votre blâme,
Qu’il n’y croyait pas plus qu’en Dieu.
Il eût, vous croyez bien, sauté plus d’un chapitre
Du roman de la vie, et passé tout d’abord
À la conclusion de cette sotte histoire.
— Incertain s’il devait nier, douter ou croire,
Ou demander le mot de l’énigme à la mort,
Comme un duvet au vent, avec indifférence
Il laissait au hasard aller son existence
— Les choses d’ici-bas l’inquiétaient fort peu,
Et celles de là-haut encor moins. — Pour son âme,
Je vous dirai, dussé-je encourir votre blâme,
Qu’il n’y croyait pas plus qu’en Dieu.
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